Actes du Congrès 2025

 

Le SJA s’est réuni en Congrès à la CAA de Paris le 1er décembre dernier.

Le Congrès a élu un nouveau Conseil Syndical, lequel a élu en son sein son bureau.

La majeure partie de la journée a été consacrée aux débats et au vote des Actes du Congrès.

Le SJA a inscrit expressément dans ses actes son caractère apolitique et apartisan tout en rappelant son attachement à la défense de l’Etat de droit et à l’indépendance de la Justice.

Le Congrès a réaffirmé la nécessité d’offrir un statut véritablement protecteur à la justice administrative et à la nécessité de préserver la solennité de son fonctionnement : statut constitutionnel, corps unique de la première instance à la cassation, conseil supérieur de la juridiction administrative, magistrature de carrière, tenue des audiences dans les juridictions, port de la robe, protection contre les attaques…

Le Congrès a rappelé son attachement à la norme Braibant qui malgré ses imperfections, reste la seule référence en matière de charge de travail qui reste objective et protectrice et continuera de combattre toute gestion uniquement fondée sur des objectifs statistiques.

S’agissant des congés, le Congrès s’est exprimé en faveur de la liberté d’organisation dont bénéficient les magistrates et magistrats dans le choix de leurs périodes de congé ainsi que pour demander une meilleure prise en compte du droit aux congés légaux et aux RTT et pour réformer le dispositif des RTT en vue d’en accroître la dotation, d’en assouplir les modalités d’utilisation et d’en garantir l’usage effectif. Le SJA est également pour la prise en compte dans le calcul de la quotité de travail de l’ensemble du temps consacré aux autres tâches que celles liées à la préparation des dossiers.

Concernant l’organisation des juridictions, le Congrès a rappelé son attachement à des formations de jugements constituées de deux rapporteurs, d’un rapporteur public et d’un président en TA, et d’un président assesseur en plus en CAA.

Pour ce qui est de la carrière des magistrats, le SJA milite pour un assouplissement des conditions de la mobilité statutaire à accomplir pour l’accès au grade de premier conseiller afin que les collègues soient traités comme dans le corps des administrateurs de l’Etat dans lequel la mobilité peut être géographique ou accomplie par un seul changement de service au sein du même ministère. Il demande également la mise en place par le Conseil d’État d’une réelle politique de gestion prévisionnelle des emplois, des effectifs et des compétences (GPEEC). Il demande aussi une meilleure prise en compte des situations personnelles et familiales, notamment pour les mutations entre juridictions et par un réel choix d’affectation au moment de la promotion au grade de président.

S’agissant des conditions de travail et de la rémunération, bien que se félicitant de la dernière réévaluation du régime indemnitaire, le Congrès a mandaté le Conseil Syndical pour poursuivre son combat pour un alignement de la rémunération indemnitaire sur celle des administrateurs de l’Etat, pour une meilleure rémunération des commissions et pour que les magistrates et magistrats soient dotés d’outils métiers performants et fiables.

Le Congrès a également mandaté le Conseil Syndical pour la mise en œuvre par le gestionnaire de solutions visant à renforcer l’attractivité des juridictions en Outre-mer et la valorisation du parcours des collègues qui y ont exercé.

Enfin, le Congrès demande au gestionnaire une augmentation du budget alloué à l’action sociale dans les juridictions à un niveau permettant la mise en œuvre d’actions significatives à la hauteur de ce qui existe dans les autres administrations publiques, avec notamment le développement de solutions de restauration abordables pour tous, avec un reste à charge équilibré nationalement

 

La version complète des Actes est ici.

Vie du SJA - Archives 2022

Nos orientations

Le Syndicat de la juridiction administrative (SJA) est attaché à son mode de fonctionnement DIRECT : Démocratique, Indépendant, Représentatif, Exigeant, Constructif, Transparent. Le SJA défend une conception exigeante et réaliste de l’action syndicale, pour la défense de la justice administrative et des magistrates et magistrats administratifs. Il recherche des positions à la fois consensuelles au sein du corps et constructives auprès de nos interlocuteurs, et défend ces positions de manière combative et argumentée.

Les positions qu’il défend sont celles arrêtées par son Congrès, qui réunit tous les deux ans ses adhérentes et adhérents pour définir collectivement les grandes orientations de la politique syndicale. Les Actes du Congrès énumèrent les demandes du SJA pour une justice administrative indépendante et unie, de qualité et attractive.

La sauvegarde de la qualité de la justice, de l'indépendance de la justice administrative et de l'attractivité des fonctions de magistrat administratif sont les piliers des revendications du SJA. Au premier rang des dangers de la préservation de la qualité de la justice administrative figure la lourdeur et l’accroissement de la charge de travail. Elles sont des réalités constatées par les magistrates et les magistrats administratifs et objectivées par les baromètres sociaux et des sources de risques pour la santé physique et mentale ainsi qu’un danger pour la qualité de nos décisions et du service public de la justice administrative. Le SJA exige ainsi le retour à une charge de travail soutenable.

Les élections professionnelles au CSTACAA (Conseil supérieur des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel) sont l’occasion pour le SJA de soumettre aux magistrates et magistrats le bilan de son action et les priorités actuelles.

Dialogue social - archives

Par ces motifs de la séance du CSTACAA du 2 juillet 2025

Les élues et élus SJA ont siégé le 2 juillet 2025 au Conseil supérieur des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel.

Outre plusieurs mesures individuelles, le Conseil supérieur a examiné trois projets de textes conduisant à instaurer de nouvelles dérogations au droit commun de la procédure juridictionnelle administrative (juge unique, dispense de conclusions, suppression de l’appel, délai de jugement contraints, attribution de compétences à une juridiction unique...). Quelles que soient les justifications de tels projets, le SJA ne peut que s’opposer à de telles dérogations, la seule solution aux difficultés identifiées ne peut être que l’attribution de moyens supplémentaires. Le SJA s’inquiète particulièrement de voir le gestionnaire porter certains de ces projets, ce qui témoigne, comme pour l’abandon de la norme, d’un renoncement face à la pression statistique. Le SJA continuera de refuser une réponse consistant à juger plus et plus vite en jugeant moins bien.

Les orientations pour l’accès au grade de premier conseiller ont également été modifiées lors de cette séance. La modification des orientations relatives à l’obligation de mobilité, sollicitée depuis 2021 par le SJA, interviendra en septembre prochain.

Ont également été présentés le nouveau formulaire de compte rendu d’entretien professionnel (CREP) ainsi que le nouveau formulaire d’avis pour l’avancement au grade de président. Le SJA se félicite de l’ajout d’une case « Maîtrise » dans les formulaires de CREP, qui manquait entre « Acquis » et « Expert ». Ce nouveau formulaire a également pour objectif de mieux appréhender l’ensemble des missions confiées aux magistrates et magistrats administratifs, les fonctions non juridictionnelles étant actuellement insuffisamment prises en compte.

 

Retrouvez le Par ces motifs complet de cette séance.