Journée internationale du droit des femmes 2026

Le 8 mars se tient la journée internationale des droits des femmes. L’ONU l’a placée cette année sous le thème « Droits. Justice. Action. » et rappelle l’importance de la justice et de l’État de droit pour garantir l’égalité entre les femmes et les hommes. Le SJA soutient la volonté d’assurer une justice pleinement protectrice des droits des femmes.

 

Le SJA défend une égalité professionnelle améliorée entre les magistrates et magistrats administratifs, par plusieurs revendications :

La première porte sur les règles de départage des mutations. Les orientations font état de deux critères principaux et égaux pour départager les candidatures concurrentes à un même poste : la comparaison de l’ancienneté dans leur poste et les situations personnelles et familiales. Cela peut permettre de donner une priorité à la personne affectée dans sa juridiction depuis plus longtemps et qui ne fait état d’aucun motif personnel et familial, au détriment de celle affectée depuis moins longtemps et qui demande à se rapprocher de son conjoint et de ses enfants. Alors que la stratégie diversité 2026-2028 comporte deux axes sur la situation de famille et le lieu de résidence, alors qu’un engagement particulier est affirmé sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et que les situations personnelles et familiales pèsent, comme ailleurs, davantage sur les magistrates que sur les magistrats, ce choix du gestionnaire heurte les efforts déployés au sein de la juridiction administrative pour combattre les discriminations et mettre en place une démarche égalitaire.

Le SJA demande la modification des orientations sur les mutations pour qu’elles tiennent compte en priorité des situations personnelles et familiales.

 

La deuxième concerne les obligations de mobilité : alors que le corps compte autant d’hommes que de femmes, les hommes sont 50% plus nombreux à être en position de détachement et l’accès à une mobilité extérieure est encore plus compliqué en dehors de l’Ile-de-France.

Le SJA demande la modification l’article R. 235-1 du code de justice administrative pour permettre des mobilités internes.

 

La troisième concerne la promotion au grade de président, que le SJA a souhaité inscrire en thème principal de la dernière réunion de dialogue social. Avec les nouvelles obligations de mobilité, les femmes seront moins souvent promouvables, alors qu’elles sont déjà moins souvent candidates. La situation est là aussi plus compliquée en dehors de l’Ile-de-France. En 2025 et pour les années de recrutement principalement concernées par le tableau d’avancement, les hommes affectés en Ile-de-France étaient 86% à candidater, pour 60% des femmes affectées en Ile-de-France, 52% des hommes affectés en province et 33% des femmes affectées en province.

Le SJA demande la mise en place d’un système de promotion qui s’articule avec une capacité réelle et entière de choisir son affectation.

 

La quatrième porte sur la gestion des absences longues pendant la formation initiale, en particulier les congés maternité.

Le SJA demande la mise en place d’aménagements et/ou de « rattrapages », pour que les intéressées bénéficient d’une formation initiale complète. Le SJA appuie notamment la mise en place d’un mécanisme de report de la formation initiale, comme cela existe ailleurs.

 

Le SJA reste pleinement engagé pour faire progresser l’égalité professionnelle.